La société retire leur dignité aux femmes désobéissantes

Voici ma critique (très positive) du film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski (Attention spoiler)

J’avoue qu’au début du visionnage, j’avais peur. J’avais peur d’un nouveau male gaze à outrance, sur le corps de l’actrice Zahia Dehar, d’une énième objectivisation du corps féminin. Et puis, je me suis dit que le réalisateur du film était une femme. Une réalisatrice. Dans un monde idéal, où l’égalité, la diversité seraient de mise et où la binarité des genres serait dépassée, cela ne compterait pas du tout. Mais, redescendons sur terre, dans notre monde, dans notre société occidentale, cela compte encore. J’ai ainsi découvert un film qui, d’après ce que j’ai déduit en le regardant, dénonce ce male gaze en le montrant, en donnant à voir ce qu’il fait aux femmes. Ce que ça a de problématique. Il dénonce aussi les comportements des hommes, et parfois d’autres femmes (on le verra avec le dialogue entre le personnage de Zahia et celui joué par l’actrice Clotilde Courau).

Un petit rappel, d’abord, de l’histoire du film (avec mes mots) : Naïma vient de fêter ses 16 ans et a décidé de passer les vacances d’été à réfléchir sur son avenir. Sa cousine, Sofia, vient passer l’été chez elle, à Cannes. Naïma est fascinée par le mode de vie de Sofia, une femme de 22 ans, qui suit ses envies, préfère l’aventure et les sensations aux histoires d’amour et trouve son bonheur et son plaisir dans la séduction et la beauté. Une femme qui semble très libre. Naïma va la suivre tout l’été dans son aventure avec un des hommes riches qui les ont invitées sur leur yacht.

L’histoire nous donne l’occasion de suivre l’épisode de la vie d’une femme dont le physique coche toutes les cases du male gaze, des canons de beauté imposés par la société : lèvres pulpeuses, poitrine ronde, taille fine, peau hâlée… On s’attend tout de suite à ce qu’elle soit le centre de l’attention, à ce qu’elle attire tous les regards masculins. Et ça fait peur. Elle va attirer le désir masculin et la critique féminine. Non pas que ce soit déplaisant d’attirer le désir masculin, mais comme nous vivons dans une société aux représentations hétéropatriarcales, avec un nombre trop important d’hommes aux idées reçues sexistes, les femmes sont exposées au risque de violences sexistes et sexuelles quand elles sont de plus en plus susceptibles de côtoyer les hommes et ce film va nous montrer un cas de figure qui laisse à réfléchir.

En effet, on a deux individus qui ont les mêmes envies : Un homme, Andrès, et une femme, Sofia, qui se désirent, recherchent la même chose, le plaisir de la séduction et de la chair. Pourtant, cela ne va pas se terminer de la même façon pour les deux protagonistes. La manière qu’a choisi l’homme de faire savoir à Sofia qu’il voulait mettre fin à leur relation donne avec force l’impression qu’il l’a utilisée comme un objet sexuel, qu’il a fini de consommer. Pourtant, elle aussi, voulait la même chose, des sensations, de la séduction, des rapports sexuels, mais à la fin, c’est elle qui perd. A la fin, elle a en effet perdu sa dignité, quand l’homme l’a pourtant conservée. Cette histoire nous montre que dans notre société, une femme qui fait comme un homme est punie. Mais ce qu’elle nous dit aussi, c’est que contrairement à ce que la société essaie de nous faire croire pour faire peur aux femmes qui voudraient faire pareil, une femme qui ne cherche que des plans cul, comme peuvent le faire les hommes, ne perd pas sa dignité toute seule, ce sont les autres qui la lui retirent, dès qu’elle dépasse la limite qui lui est imposée : l’homme avec qui Sofia a couché, l’amie chez qui le groupe se rend en Italie et qui la prend pour une fille sans culture, sans intelligence, inintéressante en l’attaquant implicitement sur ses choix de chirurgie esthétique…

La société retire leur dignité aux femmes désobéissantes. Pourtant, Sofia n’a pas vraiment désobéi, elle a suivi les standards de beauté imposés par la société, est allée jusqu’à faire de la chirurgie esthétique pour que son corps plaise en tous points aux hommes selon l’imaginaire collectif. Elle a désobéi en étant aussi libre que les hommes. Et pour cela, on lui retire sa dignité, à la fin, on lui laisse le goût amer d’avoir été utilisée, consommée comme un objet sexuel par un homme qui le lui a bien signifié. Quand il eut terminé avec elle, il l’a virée sans respect, sans la traiter d’égale à égal. Il aurait pourtant très bien pu lui parler, lui signifier respectueusement qu’il voulait mettre un terme à leur relation, elle aurait tout à fait compris, je pense, elle ne voulait pas d’une relation sérieuse elle non plus… Finalement, qu’une femme obéit aux injonctions sociales ou y désobéit, en matière de sexualité, elle sera toujours jugée par une grande partie de la société qu’elle fréquente, sa dignité sera toujours moins importante que celle des hommes.

La société retire leur dignité aux femmes aussi libres que les hommes.

C’est d’ailleurs exactement ce à quoi faisait référence la mère de Naïma quand elle a prononcé la réplique qui m’a le plus marquée dans le film, en voyant sa fille aussi fascinée par sa cousine Sofia et son mode de vie. « La liberté, c’est aussi du travail » ; par-là, la mère de Naïma renvoie la liberté des femmes à ces risques que prennent celles qui se montrent trop libres, qui font comme les hommes (sans les violences sexuelles et sexistes, bien entendu). Les femmes au mode de vie de Sofia prennent le risque d’être potentiellement utilisées comme objet sexuel par les hommes rencontrés, culpabilisées par la société en cas de violences sexuelles, jugées par l’entourage, à perdre cette dignité à tout moment, pour n’importe quelle raison finalement, car, qu’on se le dise, le droit chemin imposé aux femmes tient sur un mouchoir de poche, et encore, c’est trop grand, un napperon, et en dentelles s’il vous plait ! avec des trous pour trier !

« La liberté, c’est aussi du travail. »

Pourtant, ce que va nous montrer l’histoire, c’est qu’il n’est pas anormal de la part d’une femme, contrairement à ce que veut nous faire croire l’imaginaire sociétal, d’avoir envie de plaire, de séduire, d’aimer ça (ou pas, mais en l’occurrence le film se concentre sur le fait d’aimer la séduction, le plaisir de plaire et du sexe) et on le voit en plus de Sofia, chez Naïma, qui finit par vouloir faire comme sa cousine, qui éprouve une attirance pour un homme, certes beaucoup plus âgé, mais en adolescente, il n’est pas anormal qu’elle ait certaines envies. D’ailleurs, et c’est important de le souligner, une scène du film montre la réaction parfaite qu’on attend d’un adulte face à l’éventuel désir d’un.e adolescent.e au début de ses émois, de mettre les limites dont iel a besoin, de lui dire qu’iel est encore trop jeune pour destiner ses sentiments à un adulte. Cela a beaucoup résonné en moi avec les affaires de pédocriminalité.

Au-delà de l’histoire de la relation entre Sofia et Andrès, le film se moque des préjugés que même en tant que femme, on peut nourrir face à une personnalité comme celle de Zahia, qui montre des facettes qu’on ne soupçonnait pas, elle parle italien, lit Marguerite Duras… La réalisatrice nous met face à nos préjugés et au fait qu’une femme est libre de ses choix et qu’elle adopte les standards imposés importe peu, tant qu’elle ne les impose pas aux autres. Cette approche rejoint le féminisme intersectionnel qui prône la liberté de choix de chaque femme, de disposer de leur corps comme elles l’entendent, d’adopter les standards actuels ou de les refuser, et qui vise à ce que chaque femme soit libre de choisir ce qu’elle est, sans être jugée. Ce film nous encourage finalement à accepter le choix d’une femme d’aimer la coquetterie, la séduction, le sexe, d’épouser les canons de beauté actuels sans l’imposer aux autres. On peut le voir dans le film, Sofia n’impose jamais ses choix aux autres, ni à Naïma sa cousine, ni à l’amie à qui ils et elles rendent visite en Italie. Elle semble accepter les personnes qu’elle rencontre, sans jugement. A nous de lui rendre la pareille.

Le film dénonce aussi le préjugé que partagent certaines féministes selon lequel les femmes qui adoptent les standards imposés par la société patriarcale seraient forcément « soumises », sexistes, « vendues », ou plus exactement, ce qu’on appelle des « michetonneuses » (ou « michto »), terme qui désigne les travailleuses du sexe n’exerçant pas tout le temps, et par extension, les femmes qui séduisent par intérêt (financier, etc.). Cette figure concentre préjugés et critiques non seulement de la part d’hommes et de femmes mais aussi de la part des féministes. Mais je ne crois pas servir la cause féministe en marginalisant des femmes sous prétexte qu’elles ont un rapport à leur corps différent du mien et s’accommode d’un système où le corps de la femme peut se « commercialiser ». Cela ne veut pas dire qu’elles imposent ce choix à toutes les autres femmes. Cela ne veut pas dire qu’elles cautionnent. Et ce n’est pas efficace pour lutter contre un système qui organise cette commercialisation du corps féminin. C’est l’existence de cette demande, de ce système poussant à l’extrême l’hypersexualisation du corps des femmes et permettant leur commercialisation qu’il faut combattre, en encadrant pour respecter le choix de chacun.e et protéger celles et ceux qui n’ont rien choisi, qui sont victimes de trafics. Le personnage de Zahia s’y retrouve dans ce choix, aimant les sensations, la séduction, le sexe, et ayant en même temps besoin d’argent, étant consciente du pouvoir de son corps sur les hommes.

D’ailleurs, la place de l’argent dans ce film est importante et rejoint l’image de la michto. La façon qu’a choisi Andrès pour mettre fin à leur relation est révélatrice, n’est pas innocente : il a justement choisi de renvoyer Sofia en la faisant accuser du vol d’un objet rare et cher, dont elle n’est pas coupable. Par-là, il la rabaisse, lui retire sa dignité, la renvoie à son image de michto, car la réalisatrice veut montrer ici qu’une femme qui couche par intérêt financier est punie dans notre société, est jugée et indigne. Pourtant, même par intérêt financier, Sofia y trouve aussi du plaisir, elle y voit un échange de bon procédé, mais Andrès a si peu de considération pour les femmes qui se comportent comme elle, qu’il a préféré la rabaisser au lieu de la considérer d’égale à égal. Le film dénonce le fait que les femmes comme Sofia (et à travers elle, Zahia) sont mises au ban de la société, que ce soit par la société pour utiliser leurs corps comme elles l’entendent, ou par certains hommes souvent les mêmes qui en ont pourtant bien profité (bien ingrats) ou par certain.e.s féministes pour se servir des standards de beauté patriarcaux.

Plus généralement, peu importent les choix qu’une femme fait pour elle-même, être féministe c’est avant tout respecter le choix des femmes sans les juger et se battre pour que chacun.e puisse choisir pour lui.elle sans subir d’injonctions et de jugements sexistes. Si Sofia, le personnage de Zahia, aime se maquiller, prendre soin de son corps selon les canons de beauté actuels qu’elle a le droit d’apprécier par ailleurs, d’autant qu’à aucun moment elle impose ses choix aux autres, alors ce serait anti-féministe de l’empêcher d’aimer ce qu’elle aime et de faire les choix qui lui permettent de disposer de son corps comme elle l’entend, sous prétexte qu’elle répond au désir masculin et aux canons de beauté patriarcaux.

Au lieu de blâmer les femmes de répondre au désir masculin, il est plus pertinent d’interroger ce désir masculin et de blâmer ceux qui en profitent et ne respectent pas celui des femmes.

Cela rejoint aussi l’idée que les femmes sont responsables de l’effet qu’elles produisent sur les autres. Non seulement par rapport aux hommes, mais aussi par rapport aux femmes qui la jugent sur son comportement avec les hommes. En effet, c’est le même mécanisme que lorsqu’on voit des cas où on exclut une femme sous prétexte qu’elle déconcentrerait les hommes, comme on l’a vu de la part d’une salle de sport. C’est le même mécanisme qu’utilise la société patriarcale en nous obligeant, en tant que femmes, à faire attention à ce qu’on porte, à l’effet que ça peut produire et aux risques que ça implique selon qui on va rencontrer, selon l’endroit où l’on se rend. Les femmes sont rendues responsables de ce qu’elles font avec leur corps, et je trouve ça affligeant.

Reprocher à une femme d’obéir à certaines injonctions, de faire des choix alors que ceux-ci peuvent en partie s’expliquer par cette pression sociale, c’est lui imposer une double peine, ce n’est pas l’aider à s’émanciper. L’aider à s’émanciper, serait plutôt de l’accepter et de lui laisser la possibilité de choisir, en dehors de toutes injonctions, en lui permettant de se documenter sur le sexisme et les conditionnements. Une fois qu’elle aura tous les outils en main, elle pourra choisir ce qui lui convient le mieux.

Le film m’a aussi poussé à déconstruire mes préjugés, à identifier un réflexe que j’avais intériorisé de voir avec gêne une femme qui montre facilement ses seins sans pudeur comme le fait le personnage de Zahia dans ce film. De prime abord, j’ai toujours cet instinct sexiste de juger les femmes sans pudeur, puis je me rends compte que je ne devrais pas penser comme ça, comme ce que la société nous inculque de penser d’une femme libre avec son corps, que c’est forcément une femme superficielle, inintéressante, une « fille facile », et c’est en cela que ce film est fort, qu’il dénonce cela à la fois dans sa manière de filmer (on le verra plus loin) et dans le sujet qu’il montre. Il m’a donné une autre réflexion également, celle sur le caractère sexuel des seins des femmes. Ce n’est pas un organe sexuel et c’est une construction sociale de les sexualiser. Mais finalement tout le corps des femmes est sexualisé et combattre cette hypersexualisation, c’est un domaine de lutte du féminisme comme un autre, tout aussi important pour gagner l’émancipation des femmes dans l’usage de leur corps. Ce film, à l’aune des idées féministes sur le sujet, m’a permis de me déconstruire.

D’ailleurs, mais c’est aussi une interprétation personnelle de ma part, le film montre qui est Zahia derrière son personnage, une femme qui n’est pas forcément ce qu’on pense, une femme que la réalisatrice semble réhabiliter après le traitement médiatique sexiste qui a pu entourer le scandale de sa « relation » avec Ribéry alors qu’elle était mineure, elle la fait mieux connaître.

La caméra se concentre délibérément sur le corps de Zahia, pour dénoncer à la fois la focalisation du male gaze qu’on rencontre dans les films « mainstream » sur le corps féminin, spécifiquement sur les corps correspondant aux standards de beauté véhiculés par la culture patriarcale, la pornographie mainstream, comme celui de Zahia, et le poids du regard des hommes et des femmes que ces corps peuvent subir au quotidien.

En effet, on comprend tout de suite que le film va tourner autour d’elle, mais la caméra va épouser le point de vue des personnages gravitant autour du personnage de Zahia, pour montrer à quel point une femme répondant aux standards de beauté attire tous les regards, de la part d’hommes et de femmes à la fois, et ce sont ces regards rivés sur elle, sur son corps, sur son comportement que la réalisatrice réussit à pointer et dénoncer par cette façon de filmer. En effet, le film montre combien les femmes de la beauté de Zahia concentrent de regards, et donc de jugements dans notre société et dénonce combien ça peut être lourd à porter pour la personne elle-même. Quel que soit le corps d’une femme, ce regard ne devrait pas être aussi appuyé et inquisiteur, et il l’est aussi lourd sur une femme comme Sofia, le personnage de Zahia.

Toutefois, il arrive que parfois ce soit Sofia elle-même qui guide la caméra, ce « male gaze », ce regard trop lourd. La réalisatrice la laisse en jouer et Sofia montre qu’elle choisit parfois de s’en accommoder et que de temps en temps quand elle est consentante, elle l’apprécie. Finalement, la sexualisation est problématique, lourd, sexiste, quand il est fait par autrui sans que la personne elle-même en ait choisi la façon, le moment et avec qui. En effet, on impose aux femmes une sexualisation exagérée, n’importe quand, n’importe où, notamment à travers les films, les affiches publicitaires, le harcèlement de rue, etc. et ce, pour le bon plaisir de l’homme, mais cette sexualisation n’est pas choisie par les femmes qui en font l’objet, d’autant plus qu’elle les objectifie sans rappeler aux hommes qu’elles ne se résument pas à leurs corps et à des fonctions sexuelles socialement assignées par l’imaginaire collectif. Parfois, en tant que femme douée de désir sexuel, on peut avoir envie de sexualiser notre corps ou certaines de ses parties dans un contexte donné, avec une personne donnée, dans une relation donnée et consentie, désirée, mais parce qu’on l’a décidée, mais cette omniprésence de la sexualisation de notre corps, sans notre consentement, est un fardeau, oui, un fardeau qui peut se rappeler à nous lorsqu’on fait face sans qu’on soit prévenue à du harcèlement de rue, quand on baigne dans une culture cinématographique baignée de male gaze, etc. créant une atmosphère particulièrement lourde pour les femmes. De plus, le male gaze comme seul standard imposé dans les films mainstream, pose problème aussi du point de vue des personnes qui regardent, dans la mesure où tou.te.s les spectateur.rice.s n’ont pas forcément envie de voir des corps féminins hypersexualisés, quand en face aucun corps masculin n’est montré de la même manière, quand rien n’est pensé pour un public féminin. Le dernier ouvrage d’Iris Brey, qui a également écrit une critique du film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski, traite justement du regard féminin dans le cinéma français.

Je ne suis donc pas contre qu’il y ait une sexualisation des corps de chacun.e, mais quand elle est choisie et orchestrée par la personne elle-même et consentie par celui ou celle qui regarde, et quand, dans les films notamment, elle est pensée pour tous les goûts, sans imposer un même dogme à tou.te.s.

La sexualisation des corps doit être choisie par la personne même et pensée pour tous les goûts dans l’imaginaire collectif.

Pour terminer, j’aimerais saluer le choix de ce titre, « une fille facile », qui montre avec pertinence ce concept tel qu’utilisé dans la société et dénonce ce qu’il véhicule. Cette expression est péjorative parce qu’il désigne le comportement contraire aux injonctions sociales qui veulent qu’une femme ne doit pas céder trop vite, mais doit un minimum résister, aux assauts de ses prétendants masculins, la fameuse culture du viol à la française telle que dépeinte avec acuité par Valérie Rey-Robert dans son ouvrage du même nom. En effet, dans l’imaginaire collectif véhiculé par le cinéma, l’art, l’éducation, la socialisation, le comportement qui est valorisé de la part des femmes, est de résister au début aux tentatives de séduction de leurs prétendants, pour finir par « céder », dans un schéma bien défini de l’homme qui propose et de la femme qui dispose. En revanche, le concept de la fille facile désigne une femme qui accepte facilement les assauts des prétendants, se plait au jeu de la séduction, répond à ses avances, le séduit délibérément et « s’offre à lui ». Ce concept, en effet, tourne autour de la façon dont l’homme a gagné le « droit » de faire l’amour avec la femme qu’il courtise. Une fille facile ne le fait pas mariner longtemps avant de coucher avec lui, un comportement qui est dévalorisé par la société et si elle dénonce une violence sexuelle ensuite, il lui sera reproché d’avoir aimé séduire, de ne pas avoir suivi le chemin qui lui était assigné dans une relation de séduction conventionnelle.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s